SCALA & KOLACNY BROTHERS (Moha, 21 mai 2009)

SCALA & KOLACNY BROTHERS (Moha, 21 mai 2009)
La chorale Scala s'est constituée à Aarschot (dans le Brabant Flamand), autour de deux jeunes musiciens, Stijn et Steven Kolacny. Tandis que Stijn dirige l'ensemble, Steven réalise les arrangements et accompagne les chants au piano. Elle n'est constituée que de filles.

Scala s'est faite connaître en 2003 en sortant un album d'adaptations de chansons pop/rock. Avec entre autres "Creep" de Radiohead , "Someone New" d'Eskobar, "Muscle Museum" de Muse, "Scala On The Rocks" marquait le début d'une success story incroyable. Nicola Sirkis, tombé sous le charme, appelle Scala à faire la première partie d'Indochine lors de plusieurs concerts, notamment à Bruxelles et à Paris, et la chorale chante avec eux "Electrastar" ainsi que "J'ai demandé à la Lune". La notoriété grandissant en France, enregistre un album destiné spécifiquement à ce marché (il était même difficile de se le procurer en Belgique francophone !) intitulé "Respire", et outre la plage titulaire de Mickey 3D, contenait notamment des adaptations magnifiquement réussies : "Clandestino" de Manu Chao, "J'en rève encore" de Gérald De Palmas, "Le vent nous portera" de Noir Désir, "Le jour s'est levé" de Téléphone, et beaucoup d'autres.

Fin 2008, Scala se lance dans deux projets totalement différents qui marquent chacun un tournant dans l'histoire de cet ensemble vocal. D'une part, Steven Kolacny compose lui-même toutes les chansons de l'album "Paperplane", disponible gratuitement en téléchargement, et d'autre part, Scala enregistre simultanément "Dans les Yeux d'Aurore", un album d'hommage à Pierre Rapsat, un des musiciens les plus populaires dans la partie francophone du pays (décédé il y a quelques années), et qui devient rapidement disque d'or en Belgique. La tournée actuelle s'articule sur la promotion de ces deux albums, ce qui n'empêchera pas Scala de reprendre l'un ou l'autre extrait d'albums antérieurs comme "With or Without you" de U2 et "Black Horse and the Cherry Tree", de KT Tunstall.

J'ai déjà eu l'occasion de voir plusieurs fois Scala en concert, et il m'est à chaque fois difficile de trouver les qualificatifs pour décrire mes sentiments à l'issue de leur prestation, tant l'émotion suscitée est énorme. Le cadre d'un château féodal en ruines, la douceur d'une nuit printanière, un public venu en masse (sans doute plus de 2.000 personnes), tout concourrait à rendre ce concert encore plus particulier.

Le concert s'articule donc autour des deux derniers albums, même si, en Wallonie, il donne une part privilégiée aux chansons de Pierre Rapsat.

Depuis quelques albums, Scala évolue en cherchant des sonorités électroniques pour accompagner la voix des filles (du moins sur une partie des chansons), et à cet effet, elle s'est offert les services des quelques musiciens. "C'est toujours un mystère", "Où es-tu Julian", "Comme un brasero" vont illustrer cette tendance. Personnellement, et sans que mon avis ne constitue une critique ou un reproche à l'égard de cette démarche, les chansons qui m'émeuvent le plus restent celles où seul le piano de Steven soutient les voix, comme notamment dans "Les rêves sont en nous", "Aurore", ou encore le magnifique "Un dimanche en Automne", interprété avec Filip Huyghebaert, un chanteur bien connu dans la partie flamande de notre pays.

Il convient de souligner la diction impeccable à laquelle les filles sont maintenant parvenues en français, alors que pour beaucoup, cette langue ne leur est pas familière. Il faut noter, également, que les chansons extraites de "Paperplane" et donc composées par Steven Kolacny sont superbes, elles aussi (notamment "Seashell"), et qu'elles ont été autant applaudies que celles de Pierre Rapsat.

Le consert s'est terminé en apothéose par un feu d'artifice très spectaculaire et fort apprécié.

Si je devais formuler quelques griefs mineurs, je dirais, pour ce qui concerne la set-list de l'album, qu'il manque à mon sens une chanson qui tient une place essentielle dans l'oeuvre de Pierre Rapsat : "L'Enfant du 92ème". Beaucoup de spectateurs regrettaient aussi qu'un stand n'ait pas été prévu pour la vente et la dédicace des albums; sans doute faut-il mettre cela en relation avec l'heure tardive et le fait que certaines filles devaient sans doute se rendre à l'école le lendemain. Il ne restera donc plus qu'à retourner les voir lorsqu'elles se produiront à nouveau dans la région vers la fin de cette année.

Comme d'habitude, quelques liens intéressants :
Le site officiel de Scala
Sa page MySace (apparemment plus mise à jour)
Un article de presse (Le soir, 17/12/2008)
Quelques photos prises au cours du concert


... et quelques vidéos, choisies parmi beaucoup d'autres
With or Without You (U2)
Dream On (Depeche Mode)
Smells Like Teen Spirit (Nirvana)
We Are The World (USA for Africa)
Clandestino (Manu Chao)
Caravane (Raphaël)
Ensemble (Pierre Rapsat)
Seashell (Steven Kolacny)
Raintears (Steven Kolacny)


# Posté le vendredi 22 mai 2009 06:33

Modifié le lundi 25 mai 2009 16:14

SKINNY MOLLY (Verviers, Spirit of 66, 4 mai 2009)

SKINNY MOLLY (Verviers, Spirit of 66, 4 mai 2009)

Skinny Molly est un groupe relativement peu connu, et pourtant, beaucoup de lecteurs auront sans doute l'impression que le nom leur dit quelquechose. Dans les deux mots composant ce nom, on retrouve en fait la base de deux des plus grands groupes de 'southern rock' : Lynyrd Skynyrd et Molly Hatchet.

Ce n'est évidemment pas un hasard. Skinny Molly a été formé par Mike Estes, qui a été membre de Lynyrd Skynyrd entre 1993 et 1996, et Dave Hlubek, qui fut un des fondateurs de Molly Hatchet, même si depuis lors, Dave Hlubek est retourné au sein de ce groupe.

Seule une petite chambrée de spectateurs (à première vue moins d'une centaine) avait répondu à l'appel de Francis Géron; il faut dire que le programme de la semaine au Spirit était assez chargé, et que le choix était difficile pour ceux qui, comme moi, ne pouvaient assister à la totalité des concerts.

Skinny Molly présente les caractéristiques essentielles du 'rock sudiste', avec notamment deux guitaristes techniquement doués tenant en alternance, au coeur d'un même morceau, le rôle de guitariste solo. Aux côtés de Mike Estes (sur la photo ci-dessous) et de son antique Gibson Les Paul Junior de 1959, Chris Walker assure en effet une partie non négligeable des solos avec sa Strat. La section rythmique est assurée de manière efficace par Kurt Pietro à la batterie et Luke Bradshaw à la basse. Le tout donne un rock solide et rythmé.

Autour des titres extraits de l'unique cd enregistré par Skinny Molly jusqu'ici, les musiciens ont régalé le public avec quelques standards de Lynyrd Skynyrd, dont "Call Me the Breeze", "Simple Man", sans oublier bien entendu "Sweet Home Alabama" pour clôturer le concert, et "Free Bird" en premier rappel.

Même si, au rayon des points faibles, il faut noter un jeu de scène assez basique, ainsi que cela apparaît assez clairement sur les vidéos (regarder Luke Bradshaw donne rapidement ... le mal de mer !), Skinny Molly nous a fait passer une agréable soirée de rock. On est évidemment fort loin des performances de Lynyrd Skynyrd de la grande époque, celle de Ronnie Van Zant et Allen Collins, mais c'est bon de réentendre leurs chansons. Cela dit, dans le même courant musical, et sans pour autant critiquer Skinny Molly, j'avais préféré la prestation de Point Blank; il est vrai que le concert de Point Blank reste considéré comme un des tout meilleurs de l'année dernière au Spirit.

Quelques liens utiles :
Le site officiel de Skinny Molly
La page MySpace du groupe
Quelques photos du concert


Quelques séquences vidéos :
Sweet Home Alabama
Free Bird
Simple Man
Copperhead Road


Pour illustrer mon dernier commentaire, par Lynyrd Skynyrd
Free Bird
Simple Man


# Posté le mardi 05 mai 2009 17:40

Modifié le samedi 09 mai 2009 11:03

RHONNY VENTAT FUNKY JAZZ BAND (Ouffet, 24 avril 2009)

RHONNY VENTAT FUNKY JAZZ BAND (Ouffet, 24 avril 2009)
J'ai déjà évoqué, lors de deux articles précédents, le Rhonny Ventat Funky Jazz Band, dont j'avais suivi deux concerts, à Namur et Florennes. Cette fois, il avait été invité par le Syndicat d'initiative de la commune d'Ouffet à ouvrir la nouvelle saison des "Vendredis de la Tour".

Ouffet est un charmant village du Condroz liégeois, chargé d'histoire; une tour carrée fortifiée, érigée au XIIème siècle, puis reconstruite à la fin du XVIème, en témoigne encore aujourd'hui. A l'origine centre administratif du village et siège de la Cour de Justice, la bâtisse fait partie du patrimoine que le Syndicat d'Initiative local veut mettre en valeur. Ainsi, le dernier vendredi de chaque mois, celui-ci organise ainsi dans ses murs un concert, gratuit, en y invitant des artistes régionaux. Par rapport au concert de Namur, le lieu était donc bien différent : un vieux bâtiment en pierre du pays présente bien sûr beaucoup plus de charme et de chaleur que le sous-sol en béton des facultés universitaires.

Rhonny Ventat passe avec une même virtuosité du saxophone soprano à l'alto et au ténor; il ne dédaigne pas non plus passer de temps à autre au clavier ou à la flûte. A ses côtés, le guitariste Mao Blanc, venu de Biarritz, est connu pour avoir accompagné de nombreux artistes de variétés en tournée ou sur les plateaux de télévision; la veille du concert d'Ouffet, il était encore à Lyon, aux côtés d'Hélène Ségara. Le bassiste Benoît Vanderstraeten vient quant à lui, de la scène jazz où il a accompagné les grands noms du jazz belge (Steve Houben, Jacques Pelzer, Mimi Verderamme,...) et international (Michel Petrucciani, John Scofield, Scott Henderson, Didier Lockwood, ...). Enfin, derrière les fûts, Michel Moliterno s'est distingué tant sur la scène jazz qu'aux côtés d'artistes comme Perry Rose ou Marc Morgan, entre autres.

Comme lors des concerts précédents, le répertoire présenté s'est articulé autour de compositions personnelles, entrecoupées de reprises, sur un mode funky ou jazzy, de morceaux extraits d'horizons musicaux très variés (The Bee Gees, Pat Metheny, Jimi Hendrix, Astor Piazzolla, Prince, U2). Si je devais ne retenir que trois morceaux, je garderais sans doute, après bien des hésitations, les ballades "Just for You" et "Under the World" (dont le caractère planant n'est pas sans faire penser à Pink Floyd), et l'interprétation de "Little Wing" avec un magnifique solo de Mao Blanc.

Pour l'occasion, la plupart des morceaux étaient illustrés par la projection de diapositives réalisées par le photographe Olivier Rayp; en raison de la configuration de la salle, l'écran avait toutefois dû être placé sur le côté, et en hauteur, alors qu'à Florennes, les photos projetées sur un écran panoramique formaient un décor devant lequel les musiciens évoluaient. L'utilisation de ce montage a néanmoins été fort appréciée, même si, de l'avis de Rhonny lui-même, le concept doit encore subir quelques améliorations dans un proche avenir.

Dire que l'événement avait rassemblé une foule très nombreuse serait sans doute trahir la vérité, mais on dénombrait tout de même près d'une centaine de spectateurs dans la salle au moment d'entamer le concert. L'accès gratuit peut inciter des personnes à se rendre au concert alors qu'ils ne l'auraient pas fait si le concert eut été payant; en revanche, certaines de ses personnes, peu intéressées par la musique, peuvent se révéler indisciplinées. En l'occurence, on regrettera que l'écoute de la deuxième partie ait été perturbée par quelques spectateurs bruyantsd, demeurés au bar après l'entr'acte.

Pour Rhonny et son groupe, la prochaine échéance importante qui se profile est celle du 9 mai : il a en effet été invité à se produire ce jour-là sur une des scènes du Palais des Congrès de Liège dans le cadre du festival international "Jazz à Liège". Quant à moi, j'aurai encore l'occasion d'en reparler sur mon blog, puisque nous l'accueillerons à notre tour, sur la scène du centre culturel de Marchin, pour la rentrée de septembre.

La page MySpace de Rhonny Ventat
Quelques photos des concerts

# Posté le dimanche 26 avril 2009 16:41

Modifié le vendredi 28 août 2009 07:17

NINE BELOW ZERO (Verviers, Spirit of 66, 8. avr. 2009)

NINE BELOW ZERO (Verviers, Spirit of 66, 8. avr. 2009)
Au classement des groupes que j'ai vu le plus souvent, le groupe britanique Nine Below Zero, qui fête cette année ses 30 ans d'existence, figure dans le trio de tête (avec Ana Popovic et Beverly Jo Scott). C'est en effet un groupe qui revient très souvent se produire en Belgique, que ce soit au Spirit ou sur les scènes de festivals, et c'est à chaque fois un plaisir de les revoir.

Pour ceux qui n'ont pas suivi les épisodes précédents sur mon blog, il est sans doute utile de rappeler que l'harmoniciste Mark Feltham, le bassiste Gerry McAvoy et le batteur Brendan o'Neill ont accompagné Rory Gallagher pendant une bonne dizaine d'années, avant de rejoindre le guitariste Dennis Greaves, qui avait formé le groupe à Londres. Mark Feltham est assurément un des tout meilleurs harmonicistes de blues en activité, et il a apporté sa collaboration aux albums de très nombreux artistes, de Joe Cocker à Gary Moore en pasant par Oasis, Roger Daltrey, Zucchero et Robbie Williams, pour n'en citer que quelques uns.

Incontestablement, les musiciens éprouvent beaucoup de plaisir à jouer sur scène, et n'ont aucune peine à communiquer leur enthousiasme au public. Celui-ci entre dans le jeu dès l'ouverture sur "On The Road Again", et participe au spectacle en frappant dans les mains et en chantant sur bon nombre de chansons.

Pour cette tournée du 30ème anniversaire, la set-list revisite tous les albums qui ont jalonné la carrière du groupe depuis le "Live at the Marquee" en 1980, qui reste considéré par les spécialistes comme un des meilleurs albums "live" de blues, et dont quasi toutes les chansons deviendront les standards du genre ("Homework", "I Can't Help Myself", "I Can't Quit You Baby", "Ridin' on the L&N",...) jusque et y compris le dernier cd/dvd en date, "Both Sides of Nine Below Zero" ("Bring it on Home", qui figure sur le dvd enregistré en concert acoustique)

Dennis Greaves présentera également quelques plages de l'album en préparation, ce qui lui donnera l'occasion de solliciter une demoiselle du 1er rang qui fera office de prompteur en tenant la feuille avec le texte; cet album doit sortir en juin, et nous aurons donc l'occasion de le découvrir lors d'un prochain passage du groupe en Belgique.

Les plus grands moments du concert ont été conservés pour la 2ème partie, avec notamment un long solo d'harmonica exécuté par Mark Feltham en introduction de "Ridin' on the L&N", mais aussi de superbes interprétations de "Stormy Monday", que l'on connaît également dans la version de Gary Moore, ou encore de "Money (That's What I Want)", qui a été chanté par les Beatles.

Dans un tel concert, le temps semble passer trop vite; nous aurions encore voulu entendre "Wooly Bully", "Got My Mojo Working", "Watch Yourself", "Hoochie Coochie Coo", et bien d'autres encore, mais la nuit est déjà bien avancée. La dernière facétie de Dennis, sera d'éteindre progressivement le son de la basse, et de s'éclipser sur la pointe des pieds. Ce sera donc sûrement pour une prochaine fois, car si eux chantent 'once, twice, three times, that's enough', en ce qui me concerne, 'six times is not enough' !



Quelques liens à rappeler :
Le site officiel de Nine Below Zero
Leur page MySpace
Quelques photos du concert ajoutées sur ma page MySpace


Quelques séquences vidéos enregistrées live
Homework
Sugar Mama
On the Road Again


Deux extraits du dvd "Both Sides of Nine Below Zero"
Walking by Myself
Down by the River


Merci à mon ami Sylvère Leprovost, un autre grand fan de Nine Below Zero, qui m'a autorisé à utiliser un de ses clichés; n'hésitez pas à visiter sa page MySpace pour y découvrir d'autres superbes photos de concerts.

# Posté le vendredi 10 avril 2009 10:05

Modifié le mardi 05 mai 2009 16:52

LES FATALS PICARDS (Bruxelles, 2 avr. 2009)

LES FATALS PICARDS (Bruxelles, 2 avr. 2009)

Les concerts se succèdent à un rythme soutenu, ces derniers temps, dans des genres musicaux très différents.

Les Fatals Picards sont, en quelque sorte, à la scène musicale française ce que les Gauff' (au Suc') sont à la scène belge. On peut y trouver aussi des jeux de mots que ne dédaignerait pas Jean-Luc Fonck (alias Sttellla). La musique, résolument rock et moderne, sert essentiellement de support à un humour décalé, voire déjanté. Le groupe existe depuis une dizaine d'années, mais sa notoriété s'est largement accrue depuis sa sélection pour représenter la France au concours Eurovision de la Chanson; c'était en 2007. Depuis, il était revenu sur le devant de l'actualité, au début de cette année, avec un titre "Le Jour de la Mort de Johnny", dont la présence sur le nouveau cd a été refusée par Johnny Halliday lui-même, et avec un autre "C'est l'Histoire d'une Meuf", une parodie des Enfoirés qui a fait grincer quelques dents.

Après plusieurs modifications au fil des années, le groupe se compose actuellement de Paul Léger au chant, Laurent Honel à la guitare, Yves Giraud à la basse, et Jean-Marc Sauvagnargues à la batterie.

Le concert de ce jeudi était seulement le deuxième donné par les Fatals Picards en Belgique, après leur apparition sur la scène des Francofollies. La salle de l'Orangerie a tardé à se remplir, le beau temps incitant le public présent à profiter le plus longtemps possible du magnifique cadre de verdure offert par l'ancien Jardin Botanique au coeur de Bruxelles. Au moment où le concert a débuté, il y avait toutefois une belle chambrée de spectateurs avec notamment un groupe remuant de Français qui avaient fait le déplacement. Paul Léger a aussi pu repérer dans le public, et interpeller successivement, au fil des thèmes abordés, des enseignants, des fans de Superbus, des gens seuls et célibataires, des supporters d'Anderlecht, un spectateur en jogging, (lol) ... à qui les Fatals Picards ont dédiés leurs chansons. Parmi ce public jeune (majoritairement situé dans la tranche 16-25 ans), beaucoup connaissaient de toute évidence par coeur les textes des chansons.

Les moqueries doivent bien sûr être prises au 2ème degré, et l'humour omniprésent ne contient aucune agressivité, même si le propos se fait parfois grinçant sur des thèmes d'actualité (les propos du pape Benoît XVI, la politique de renvoi des immigrés,...). L'espace de quelques chansons, le rock laisse la place à une partie acoustique, dans laquelle nostalgie se conjugue avec tendresse ("Mon père était tellement de gauche").

Au total un peu plus de deux heures d'un excellent concert, avec 4 (peut-être même 5) chansons en rappel dont une version très personnelle de "Partenaire Particulier" et la chanson de l'Eurovision, "L'Amour à la Française".

Merci à mes amis Eric et Delia qui m'ont emmené dans cette aventure, hors des sentiers musicaux que je fréquente habituellement.

Quelques liens :
Le site web officiel des Fatals Picards (avec, entre autres, tous les textes des chansons !)
Leur page MySpace
Quelques photos ramenées du concert

Séquences vidéos choisies :
Bernard Lavilliers
C'est l'Histoire d'une Meuf
Le jour de la mort de Johnny
L'Amour à la Française (Eurovision 2007)

# Posté le samedi 04 avril 2009 11:29

Modifié le dimanche 12 avril 2009 03:19