De la musique avant toute chose ...

J'ai conçu ce blog pour y présenter un compte-rendu des concerts auxquels j'ai eu la chance (le plus souvent, parfois la malchance aussi !) d'assister.

Chaque concert fait ainsi l'objet d'un billet, illustré par une des photos que j'ai prises sur place, ou par une vidéo lorsque je n'ai pas pu utiliser mon appareil.

Je vous invite à placer dans ce billet introductif tous vos commentaires en rapport avec la musique, mais qui ne sont pas directement liés aux artistes présentés sur le blog. Merci d'avance.

[Philippe]

# Posté le vendredi 10 avril 2009 03:50

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 17:20

ROCK INTERVIEWS

ROCK INTERVIEWS
Un complément idéal aux articles de ce blog :
Rock-Interviews.com
vous présente, en vidéo (+ traduction écrite en français) des interviews de musiciens, réalisées le plus souvent à l'occasion de leur passage en France.

Parmi les derniers à s'être prêtés au jeu : John Mayall, Buddy Whittington, Chick Churchill (de Ten Years After), Brendan o'Neill et Dennis Greaves (de Nine Below Zero), Steve Walwyn, Kevin Morris et Robert Kane (de Dr. Feelgood),...

N'hésitez pas à y faire un tour, et à vous inscrire à la newsletter, pour être tenus informés des nouvelles interviews publiées.

[Philippe]
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 15:56

JOHNNY WINTER (Dolhain, le Kursaal, 9. novembre 2009)

JOHNNY WINTER (Dolhain, le Kursaal, 9. novembre 2009)
La venue de Johnny Winter en Belgique était certainement l'événement majeur de l'automne sur la scène blues. Initialement annoncée au Spirit of 66, elle avait suscité un tel engouement que, dès le mois de juin, la demande de places avait largement dépassé la capacité de la salle, amenant Francis Géron à transférer l'organisation du concert vers Dolhain, à quelques kilomètres de Verviers. Avec raison, puisque les 1.200 places que le Kursaal peut accueillir avaient rapidement trouvé preneur depuis plusieurs semaines.

Pressentant un concert assez court, Francis Géron avait invité le guitariste Jacques Stotzem à compléter l'affiche en assurant la première partie. Un set entamé avec "Fire" de Jimi Hendrix, puis "With or Without you", de U2 et "Moonchild" de Rory Gallagher, il n'en fallait pas plus pour chauffer ce public qui n'a pas ménagé ses applaudissements. Jacques poursuivra avec "Oasis", une composition personnelle, "Future Blues", un classique du blues du Mississipi (accompagné au chant par Géraldine Jonet), et "Purple Haze", avant de terminer son set avec le medley "All of me / Sweet Georgia Brown" pour laisser la place à Johnny Winter.

Après un court entracte, les musiciens du groupe entrent d'abord seuls en scène pour ouvrir le concert avec "Paul Nelson's Jam", un blues/rock énergique; tour à tour, Paul Nelson à la guitare, Scott Spray à la basse et Vito Liuzzi à la batterie pourront ainsi démontrer leur virtuosité, avant de se mettre en retrait au service de leur patron, auquel ils sont manifestement totalement dévoués.

Johnny Winter arrive alors d'une démarche hésitante (il est devenu aveugle), avec son look habituel, longs cheveux blancs et la tête couverte d'un stetson noir (d'où j'étais placé, difficile d'espérer avoir une bonne photo du visage !), et s'installe avec sa curieuse guitare Erlewine Lazer.

Beaucoup de choses, en sens divers, ont été écrites à propos des concerts de Johnny Winter au cours des dernières années. Il est en fait aisé de comprendre que la qualité de ses prestations soient largement tributaires de son état de santé, même s'il n'a que 65 ans. Aussi, en le voyant arriver ainsi sur scène, beaucoup ont craint de revivre un concert décevant, comme l'avait été celui de Peter Green il y a quelques mois.

Johnny Winter entame alors "Hideaway", l'instrumental de Freddie King, sur un tempo plus rapide que celui des versions souvent entendues, notamment lors des concerts de John Mayall. Un peu plus tard, il rendra encore hommage à Freddie King, cette fois avec "Tore Down", chanté par Vito Liuzzi. Pendant un peu plus d'une heure, Johnny Winter va donner un concert finalement plus rock que que blues, qu'il termine par "It's All Over Now" de Bobby Womack, dont les Rolling Stones avaient fait la version la plus célèbre. Dans l'intervalle, il ne se sera octroyé un retour au calme qu'en deux occasions, notamment pour donner une très belle interprétation de "Red House", de Jimmy Hendrix.

Pour le rappel, il reprendra sa vieille Gibson FireBird 1963 (personnellement, je préfère de loin le son de celle-ci), pour terminer avec "Mojo Boogie" et "Highway 61", deux chansons qui lui permettront de montrer sa maîtrise en slide avant de clôturer la soirée. C'est en effet en vain que le public réclamera un second rappel.

Si la cécité qui affecte Johnny Winter le contraint à faire preuve de prudence dans ses déplacements, à jouer assis, et sans doute à réduire la durée de ses prestations, elle n'a pas altéré ses qualités musicales, même si sa voix est moins puissante et moins agressive que par le passé. Au total, le set n'aura duré que 80 minutes, mais nous pourrons désormais dire que nous avons eu la chance de voir un bon Johnny Winter, guitariste de légende qui, il y a 40 ans, contribuait à écrire une page importante de l'histoire de la musique en participant au Festival de Woodstock.

Pour en savoir plus sur Johnny Winter :
Son site officiel
Sa page MySpace
La page Wikipedia qui lui est consacrée (en anglais)
Sa guitare Erlewine Lazer
Quelques photos prises au cours du concert

En vidéos
Hideaway
Red House
Blackjack
Highway 61
Don't take Advantage of me

# Posté le mardi 10 novembre 2009 08:53

Modifié le samedi 14 novembre 2009 06:12

GAELLE MIEVIS (Jupille/s/Meuse, 6. novembre 2009)

GAELLE MIEVIS (Jupille/s/Meuse, 6. novembre 2009)
Fidèle choriste de Beverly Jo Scott depuis plusieurs années, Gaëlle Mievis a développé parallèlement, dans un univers pop/folk, son propre projet musical intitulé "Whispers from a Chrysalis". C'est une des artistes que j'ai le plus souvent l'occasion de suivre, avec un plaisir sans cesse renouvelé.

Gaëlle se produisait ce vendredi à Jupille, dans la banlieue liégeoise, pour inaugurer 'Les Zacoustics', un cycle de concerts organisés par le Centre Culturel local, et je voulais profiter de l'occasion pour emmener un de mes amis à la découverte de cette artiste.

A l'arrivée dans la salle, une première surprise : les chaises groupées autour de petites tables garnies de jolies nappes en tissu velouté du plus bel effet, une assiette de mises en bouche (olives, tapenade, grissini, ...), une carte de vins intéressants (dont un 'pinot grigio' de Vénétie) à prix démocratique, et un service à table assuré avec le sourire; tout est fait manifestement pour que les spectateurs se sentent bien.

La première partie était assurée par Chris Rizzuto, un chanteur d'origine liégeoise émigré à Londres. Seul à la guitare, il avait pour mission de "chauffer" le public avec quelques compositions personnelles de son dernier album (cf. sa page MySpace); il reprendra également, de manière très sobre, "Wrapped about your Finger" du groupe Police. Pendant ce temps, une autre gâterie était apportée sur les tables, sous la forme d'une assiette de morceaux de pizza, servis grâce au soutien d'une pizzeria du quartier. Après un court entr'acte, nous étions donc prêts à accueillir Gaëlle.

Par rapport à la formule initiale (cf. mon compte-rendu du concert donné à Carnières le 17 janvier dernier), le projet a gagné en maturité. La composition du groupe a été sensiblement adaptée pour coller plus parfaitement à cet univers pop/folk acoustique dans lequel Gaëlle se sent bien; ainsi, la présence d'une basse et de guitares électriques n'est plus apparue nécessaire. Le groupe se présente désormais sur scène avec deux guitares acoustiques, tenues par Ludo Catalfamo, présent depuis le début de l'aventure, et John Smets, qui a composé les mélodies, tandis que la ryhmique est assurée par Youssef Khelil à la batterie.

La setlist s'articule donc sur les chansons qui formeront l'ossature de l'album en préparation, et dont certaines sont disponibles pour l'écoute sur la page MySpace de Gaëlle ("Empty Space", "Not a Home", "Cathy Jane", "Time",...). Pour l'occasion, Gaëlle nous régalera aussi d'une toute nouvelle chanson, "At my Age", l'histoire d'une Mamy rock'n roll. Quelques reprises s'inscrivant totalement dans l'ambiance de son propre projet viendront compléter le programme : "Amsterdam" (en anglais), qu'elle a enregistré l'an dernier pour commémorer le 30ème anniversaire du décès de Jacques Brel, "Girl" des Beatles (avec Youssef assurant les percussions ... sur un journal!), et "Big Yellow Taxi" de Joni Mitchell. Le concert se terminera avec "Les rêves sont en nous" de Pierre Rapsat avant, en rappel "Junk" de Paul McCartney (chantée avec John Smets) et, à la demande du public, "Two Little Birds", une chanson que Gaëlle avait interprétée peu de temps auparavant.

Comme d'habitude, Gaëlle et ses musiciens sont venus saluer leur public, et prendre un verre avec nous. Alors que nous n'étions plus qu'une petite vingtaine de spectateurs dans la salle, Ludo reprit sa guitare pour une after-party improvisée avec Youssef, Gaëlle (bien sûr), bientôt rejoints par Anthony Fanard et Vincent De Neve (du groupe "Plug Me"). Les artistes, avec la simplicité et le talent qui les caractérisent, assis sur le bord de la scène, se sont alors laissés entrainer pour notre plus grand plaisir dans les répertoires les plus divers : Depeche Mode, Keziah Jones, Arno (magnifique interprétation de "Dans les Yeux de ma Mère" par Anthony et Vincent), Michael Jackson, Prince, Shaka Khan, et bien d'autres. Ce n'est finalement qu'à l'approche de 2h30 du matin que nous avons pris congé, non sans nous être donnés rendez-vous pour le prochain concert de Gaëlle, à Huy, dans 15 jours.

Pour découvrir Gaëlle Mievis :
Sa page MySpace
Sa page Facebook


En vidéo :
Interview sur une chaîne de télévision locale
Not a Home (1er single extrait de l'album à paraître)
Two Little Birds
Les Rêves sont en nous
Amsterdam (avec Aude Henneville, et la participation de Jean-François Pinchart)

# Posté le samedi 07 novembre 2009 15:24

Modifié le mardi 10 novembre 2009 03:35

LIGHTNIN' GUY & THE MIGHTY GATORS (Diest, The Borderline, 30. octobre 2009)

LIGHTNIN' GUY & THE MIGHTY GATORS (Diest, The Borderline, 30. octobre 2009)
Depuis leur participation aux festivals de Peer et de Gouvy cet été, Lightnin' Guy and the Mighty Gators sont considérés par tous les magazines et sites musicaux belges, francophones et néérlandophones, comme la révélation de l'année 2009 sur la scène blues dans notre pays. Ces prestations ont non seulement permis au groupe d'écouler un premier stock de leur cd "Live from the Heart", mais leur ont surtout ouvert de nouvelles portes : les propositions de concert ont afflué pour cette fin d'année 2009, et les premiers engagements pour les festivals de l'été prochain sont déjà conclus. Nul doute que l'on entendra encore parler d'eux dans les prochains mois.

Pour la réimpression du cd, Guy a fait retravailler la présentation du feuillet de couverture, et a utilisé pour cela une des photos que j'avais faites à Peer. Si quelques artistes ont déjà posté certains de mes clichés sur leur site et/ou leur page MySpace, c'est la première fois qu'une de mes photos apparaît sur une couverture de cd; c'était donc pour moi une raison supplémentaire de faire le déplacement à Diest, une petite ville flamande située au nord de Tirlemont, où le groupe se produisait.

The Borderline est un club sympathique qui, malgré une capacité apparemment un peu moindre que celle du Spirit of 66 à Verviers, s'efforce de présenter une programmation blues très intéressante : rien que pour les toutes prochaines semaines, sont ainsi annoncés Eric Sardinas (le 13/11), Walter Trout (le 15/11) et Jason Ricci (le 4/12). Le bar et le personnel sont accueillants, et les prix démocratiques; la sonorisation et les jeux de lumière sont plus que corrects. Pour ma part, je regretterai seulement qu'il soit encore permis de fumer dans le club pendant les concerts, alors que c'est maintenant interdit dans la plupart des salles.

Lightnin' Guy, c'est Guy Verlinde; leader charismatique du groupe, il est à la fois chanteur, slide-guitariste et harmoniciste; que ce soit par le chant, la guitare ou l'harmonica ou par son jeu de scène, il parvient aisément à rallier le public pour le faire bouger et chanter à son tour. A ses côtés, Frederick Defraeye remplace désormais le jeune Arne Demets à la 2ème guitare; moins extraverti que Guy, il sait tantôt être sobre et efficace en position de guitariste rythmique, tantôt se montrer brillant et faire preuve de beaucoup de finesse dans ses solos. Dans l'ombre, Dominiek Buyse à la basse et Thierry Stiévenart à la batterie forment la section rythmique, et eux non plus ne ménagent pas leur énergie.

Pour le concert de ce vendredi, le public n'était malheureusement pas venu en très grand nombre, et les absents ont encore une fois eu tort. Si le concert de Peer, en ouverture de la journée du dimanche, était logiquement limité à un set de 45 minutes, les spectateurs ont ici eu droit à deux longs sets au cours desquels le groupe a pu passer en revue tout son répertoire. Entre le blues de Chicago (entre autres "Highway King", de Studebaker John, et "Goin' Down", popularisé par Freddie King) et celui de Louisiane ("Bon Ton Roulet" de Clifton Chenier), Guy et ses musiciens ont aussi visité, notamment, les répertoires de Sonny Landreth (les blues/rocks énergiques "Congo Square" et "Gone Pecan"), de Bill Withers (le fabuleux "Ain't no Sunshine"), de Tony Joe White ("Out of the Rain"), sans oublier quelques compositions personnelles telles que les boogies "Gator Bop" ou "Do That Boogie", repris en choeur par le public. Entamé peu après 22h00, le concert ne s'est achevé que 3 heures et demie plus tard (les musiciens s'étaient tout de même octroyés une pause d'une demi-heure).

Pour le rappel, les musiciens ont d'abord fait installer des chaises dans la salle, et s'y sont installés pour jouer en acoustique deux morceaux, dont le célèbre "Nine Below Zero" de Sonny Boy Williamson II (morceau qui a donné son nom au groupe de blues de Dennis Greaves et Mark Feltham). Puis, une fois les musiciens remontés sur scène et les instruments rebranchés, nous avons eu droit à une belle interprétation de "Hey Joe", avant que Guy ne retourne dans la salle pour finir le concert debout sur le comptoir. Un final impressionnant !

En résumé, un groupe qui donne au public beaucoup de plaisir et d'émotion, et que vous ne regretterez pas d'avoir vu si l'occasion se présente.

Pour découvrir Lightnin' Guy & the Mighty Gators
La page MySpace du groupe
La nouvelle couverture du cd 'Live from the Heart (disponible sur Amazon.fr)
Mes photos du concert


En vidéos :

Ain't No Sunshine
Cut you Loose
Do that Boogie
Bon Ton Rouler
Just Your Fool
Nine Below Zero (unplugged)





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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 09:48

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:44